
Notre histoire
Pale Blue Dot est née d’une conviction simple partagée par trois amies : les dégradations de l’environnement ne peuvent être comprises sans s’intéresser aux activités humaines qui les provoquent, et sans tenir compte des conséquences qu’elles entraînent sur les droits humains et les équilibres du vivant.
A mesure que nous nous sommes renseignées sur le sujet, que nous nous sommes formées, que nous avons rencontré des personnes aux parcours multiples et découvert diverses réalités vécues, un constat s’est imposé : ces enjeux sont souvent traités de manière cloisonnée. D’un côté, la protection de l’environnement. De l’autre, la défense des droits humains. Ailleurs encore, les questions économiques ou géopolitiques. Pourtant, tous ces sujets sont intrinsèquement liés.
Nous avons créé l’association Pale Blue Dot car nous pensons qu’il est essentiel de relier les conséquences aux causes : comprendre les mécanismes à l’origine des dégradations environnementales, et interroger les responsabilités qui y sont liées, afin de contribuer à trouver des solutions justes et durables.
Nous avons choisi le nom Pale Blue Dot en référence à Carl Sagan, astronome du XXe siècle, et à une célèbre photographie prise par la NASA. Le 14 février 1990, alors que la sonde Voyager 1 s’apprêtait à quitter définitivement notre système solaire, elle a capturé une dernière image de la Terre. À près de six milliards de kilomètres, notre planète n’y apparaît plus que comme un point minuscule, bleuté, presque imperceptible, suspendu dans l’immensité du vide.
Quelques années plus tard, Carl Sagan reprend cette image dans son livre Pale Blue Dot et écrit : « c’est ici que nous vivons, sur un point bleu ». Il y voit une invitation à l’humilité, rappelant qu’« il n’y a peut-être pas de meilleure démonstration de la folie des vanités humaines que cette lointaine image de notre monde minuscule ».
Pour nous, Pale Blue Dot, c’est tout à la fois : la planète dans son ensemble — les êtres humains, la faune, la flore, les paysages, les océans, l’atmosphère — et la conscience de sa fragilité. Un point infime dans l’univers, mais le seul, à ce jour, où nous savons que la vie existe.
Cette image porte en elle une double exigence : l’humilité face à notre place dans le cosmos, et la responsabilité de préserver ce monde unique.
